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Ekwe Mardochée : Sur la question du monument de Um Nyobè – hiatsoon.com
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Ekwe Mardochée : Sur la question du monument de Um Nyobè

POUR QUE NUL N’EN IGNORE

Sur la question du monument de Um Nyobè

Pour ceux qui ne le savent pas, nous avons été trainé en 2009 le Cbt Mboua Massok et moi-même en justice pour ” détérioration de bien public et monument classés”. On nous accusait d’avoir écrit à l`aide de peinture rouge, des slogans nationalistes sur le monument Leclerc, élevé à la ” place du gouvernement ” à Bonanjo, Douala : ” Nos héros d`abord, 50 ans d`indépendance après, c`en est trop “. Au terme de ce procès nous avons été condamné à payer chacun 75000 Fcfa dont 150000fr cfa au total. Opposé à ce verdict, nous avons refusé de payer cette somme au risque de nous retrouver en prison. Déterminés à ne pas le faire pour démontrer notre détermination au juge et à l’administration, ce sont les populations venues assistées à notre procès qui ont contre notre gré collectées la dite somme séance tenante en signe de leur participation à ce combat et l’ont versées à l’administration pénitentiaire.

Lorsque nous menions ce combat nous n’avons reçu aucun soutient du groupe douala. Or avant et après notre condamnation, le Cbt et moi, en compagnie d’autres camarades avions participé à plusieurs manifestations à Bonandjo en mémoire de la mort de Douala Manga Bell et Ngosso Din. A aucun moment, mes frères Bonanjo ne se sont intéressés à notre cause. Je suis surpris de leur réaction aujourd’hui quand il s’agit de d’honorer la mémoire de notre Héros National qu’est Um Nyobè, qui plus est, n’est pas étranger à la ville de douala notamment sur le plateau Joss ou gisent les restes de Bilon bi Kalak, de Nyalla mahop, de Bella i Mpom pour ne citer que ceux là, patriarches Bassa bâtisseurs de ce plateau (certainement qu’ils se retournent en ce moment dans leurs tomes). Et même si Um était étranger à cette ville, il a vécu à douala et nous parlons d’un Héros National, et douala a été la capitale de ce pays et a une longue tradition d’hospitalité. Douala est, qu’on le veuille ou non, l’une des villes symbole de l’unité de notre pays. Um Nyobè n’appartient donc plus au peuple Bassa, mais à tout le cameroun.

Comme le dit si bien le frère Yves MINTOOGUE, « Ruben Um Nyobè est le premier Camerounais dont la production intellectuelle et la pratique politique ont consisté à donner un socle culturel, symbolique, éthique et politique commun à l’espace qu’on nomme le “Kamerun”/”Cameroon”/”Cameroun”. C’est le premier dont la réflexion s’est efforcée de faire en sorte que le mot “Cameroun” ne renvoie plus seulement un espace géographique mais aussi et surtout à une somme d’idées et de valeurs que les populations qui vivent dans cet espace auraient en commun et qui leur serviraient de repères. Um a pensé le Cameroun comme un projet de civilisation, pour le dire en un mot. Cela au moment même où le pouvoir colonial travaillait (avec tous ses moyens de propagande) à mettre dans la tête des “indigènes” que le Cameroun n’était rien d’autre qu’une juxtaposition d’ethnies et de “races” incapables de vivre ensemble sans la médiation d’un tiers “salvateur” qui ne pouvait être d’ailleurs que le pouvoir colonial lui-même ».

C’est pour cela que la majorité des camerounais pensent que Um Nyobe est le « supérieur des héros ». Ils reconnaissent en lui celui qui devrait porter la charge émotionnelle supérieure par rapport à l’option des héros nationaux camerounais ». Certes, il est important de “réveiller” la vie de tous qui ceux qui ont marqué l’histoire du Cameroun par leurs actes afin de permettre aux citoyens qui souhaitent leur ressembler de marquer aussi leur passage par des actes positifs. Ernest Ouandie, Félix-Roland Moumie, Abel Kingue, Rudolphe Doula Mnga Bell, Ngosso Din et autres. Toutefois il est insensé de vouloir mettre sur un même piédestal ceux qui ont donné de leur vie pour ce pays et ceux qui sont mort en défendant leur terre ancestrale.

J’ai entendu parler ici et là des ‘’Massoso ma Nyambe’’, qui serait une alliance que les ‘’Douala’’ auraient conclu avec les Bassa au moment de leur installation à cette embouchure et qui serait aujourd’hui remise en cause par l’acte posé par les notables Douala. Cette alliance a été conclue à quelle époque ? Qui en furent ses acteurs ? Peut-on avoir réellement besoin d’un pacte pour intégrer deux familles nucléaires au sein d’un groupe ? Si pacte il y a eu, deux familles nucléaires à la recherche d’une terre d’asile avaient quoi à offrir aux Bassa trouvés sur place en contrepartie de leur terre et la sécurité que ce groupe les offrait? Il fut donc purement et simplement question d’une adoption ! Et je le démontre brillamment dans mon ouvrage intitulé, « l’origine Bassa du nom et du groupe douala » qui n’a reçu aucune critique jusqu’à ce jour. A ce carrefour j’ai envie de poser la question de savoir qui est Douala, qui est Bassa ? ‘’Ingratitude quand tu nous tiens’’ !

Lorsqu’une histoire est fondée sur des bases fausses, elle produit ce qui se passe aujourd’hui à Bonandjo. Car dans sa plus simple expression le territoire Bassa commence des rives du mongo Jusqu’à la limite de Yaoundé. Et dans son origine Bassa, tout douala comme le Bassa a sa place dans cet espace. Mais comme nous sommes passé maître dans l’art de la division et du mensonge, voici le résultat. Plus grave, si les Bassa en viennent eux aussi aujourd’hui à considérer les Douala comme une entité qui vient du Congo comme le suggère certains postes en relation avec cet incident, on n’est pas loin d’une guerre fratricide. Mais au juste, ce groupe compte combien d’éléments descendants de ceux qui sont venu du Congo, si ce n’est une poignée. Et cette poignée a pris ses femmes majoritairement au sein de quel groupe ? Par quelle alchimie les enfants issus de ces mariages seraient-ils congolais sur la terre de leurs grands parents Bassa ? Ne tombons pas dans le piège de la division !

C’est la volonté de mes frères Douala de s’accaparer à eux seuls les faits du royaume de Biafra, que dis-je, du royaume Bassa dont la première conséquence est la perte du souvenir des vraies relations qui unissent le groupe Douala au peuple Bassa au sein de la jeunesse qui est la conséquence de la situation actuelle. Dans un poste du forum Sawa Kamerun, un fils Douala a suggéré l’intervention du Moungi (société sécrète) contre tous ceux qui s’invectivent contre les chefs destructeurs ‘’Sawa’’. J’ai envie de lui demander si Mungi est un mot douala (Kingala) et à quoi renvoie véritablement le mot Sawa de cette côte quand ont sait que Bassawa qui est le pluriel de Sawa est l’un des noms du peuple Bassa que l’on retrouve le long de sa migration et première population de la côte camerounaise? ‘’Ignorance quand tu nous tiens’’ !

Le fait que cet incident survienne en pleine campagne du vivre ensemble m’impose une certaine réserve. J’exhorte cependant mes frères Camerounais à excuser mes frères Douala, notamment ceux du plateau Joss, car je suis convaincu qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. Cependant, même si cet acte ignoble que j’assimile à un repli identitaire devrait être pardonné, le chef du canton Bell et ses notables ont l’obligation de s’excuser publiquement et réparer ce tord dans les plus brefs délais.

Que la solidarité de tous, soit la garantie de la sécurité de chacun. Votre frère Ekwe Mardochée, chercheur en histoire. Contactes : 679 78 41 28/699 86 35 07.

 

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