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HDK : à propos du don des ordinateurs PBHiv et le financement par l’OFFSET

Henri Désiré Kamdem – HDK

Je ne voudrais pas entretenir d’avantage de polémique sur cette initiative du chef de l’état, décidé dans l’intérêt supérieur de notre nation, qui est à encourager et même à étendre chez les moins jeunes pour favoriser le progrès de notre pays.

Je fais ici des propositions pour qu’à l’avenir cette initiative qui pourrait se renouveler soit portée à une dimension structurellement plus RENTABLE pour notre pays .

A côté des universitaires, administrateurs, et autres collaborateurs qui participent à la prise d’une telle décision, mon souhait est de voir dorénavant le Chef de l’Etat solliciter l’expertise et l’accompagnement des professionnelles locaux comme moi (qui produisent en marque d’origine camerounaise, des appareils électroniques dans les usines chinoises) afin de maximiser durablement les profits de cet investissement et rembourser aisément la dette par les gains du commerce extérieur.

La Chine, et bien d’autres pays utilisent ce type de grosse commande (500.000 ordinateurs) pour accélérer le transfert de technologie par l’usage des contrats de type OFFSET.

Le financement par l’OFFSET oblige le fournisseur d’une commande importante à faire tout ou une partie du travail de production dans le pays du client.
A vous d’imaginer tous les bénéfices indus.

C’est ce type de contrat qu’utilise la même Chine pour commander des avions AIRBUS en contraignant le fabricant à les assembler en Chine.
C’est ce qu’ils font pour pousser les majors fabricants d’ordinateurs et divers appareils électroniques à délocaliser leur production et par la suite maitriser tout ou partie de leur technologie.

Dans cette transaction avec le Cameroun, EXIM BANK CHINA qui exige toujours au préalable 15% de fond de contrepartie recevra du Cameroun dans les jours à venir près de 12 milliards de FCFA avant de verser à l’entreprise chinoise choisie la somme de 75 milliards de FCFA, le montant du prêt que le Cameroun devra rembourser en espérant tirer profit des divers usages et applications numériques générés par les étudiants bénéficiaires.

Avant de verser son apport, le Cameroun devrait s’assurer d’un transfert effectif de technologie en amenant l’entreprise chinoise (qui a déjà l’assurrance de disposer d’un cash flow important) à installer en joint-venture avec un partenaire local ou un groupe de partenaires locaux dans un site aménagé par l’Etat , non seulement un atelier d’assemblage d’ordinateur, mais aussi et surtout un centre de recherche – développement et maintenance lié à une usine de production de semi conducteurs, des cartes imprimes, des composants électroniques, divers produits inhérents.

C’est la maitrise de la fabrication des composants électroniques (condensateur, céramique, résistance, diode, etc..) qui nous permettra de produire localement à bas coût et bonne qualité non seulement des ordinateurs, mais aussi divers autres appareils électroniques (téléviseurs, DVD, électroménager…) qui seront vendus à l’extérieur à des prix compétitifs pour générer des devises qui rembourseront aisément la dette.

Le Cameroun dispose de plusieurs atouts pour avoir un avantage comparatif dans les semi conducteurs, et autres composants électroniques dont le moindre est la matière première disponible dans notre sous sol ou chez nos voisins.

Le Chef de l’Etat ayant déjà joué sa partition, je pense qu’il n’est pas tard pour ses collaborateurs de renégocier l’exécution du prêt sans trop rallonger les délais de consommation du don.

Merci de votre attention.

(C)Henri Désiré Kamdem – HDK

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