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Patrimoine Culturel: Le Cameroun a perdu 21 artistes en 24 ans

De Kotto Bass à Hoiguen Ekwalla, ils sont nombreux ces voix d’antan qui ont fait dansé ou rire des milliers de générations. Ceux là, ce sont les artificiers de la mélodie, du chant, de la comédie ayant inspiré les nouveaux talents d’aujourd’hui. Le Cameroun a perdu de précieux orfèvres de notre culture de 1996 à 2020. Via un Dossier spécial, Villes & Communes est revenu sur ces acteurs qui ont écrit en lettres d’or et par delà les frontières, un conte exceptionnel de notre Patrimoine Culturel.

1-Kotto Bass

C’est le 20 novembre 1996 que Nyamsi Kotto Théodore Auger alias Kotto Bass, le talentueux bassiste et chanteur camerounais de renommée internationale s’en est allé.

Il avait à peine 33 ans, lorsqu’il a quitté ce monde. Auger Théodore Nyamsi dit Kotto Bass est mort à Douala à la suite d’une courte maladie. Brillant malgré son handicap, un pied paralysé par une poliomyélite sévère dans l’enfance, Kotto Bass savait allier paroles et sonorités chatoyantes. Ce qui avait le bon de donner une coloration sans pareille à ses chansons.

2-Jean Michel Kankan

Le célèbre humoriste de son vrai nom Dieudonné Afana Afana Ebogo, dont les œuvres continuent d’égayer, s’est éteint à Yaoundé le 13 février 1997. Né à Nkom, petit village du département du Nyong et Mfou-mou, en 1956 de Jean Ebogo et Madeleine Nga, il passe son enfance à Ber-toua à l’Est du pays. Et son adolescence à Yaoundé. Devenu adulte, il est tout d’abord professeur de langue française dans un collège secondaire privé.

Des années plus loin, il abandonne cet emploi pour travailler comme agent publicitaire. Pendant ce temps, il flirte avec Radio Cameroun où il anime une émission humoristique. Ses débuts sont cependant laborieux et le public n’est pas au rendez-vous. Peu à peu, il devient connu en faisant des places au prix de lOFcfa. Sa notoriété devient internationale, particulièrement en passant à la télévision, dont les diffusions ont largement dépassé les frontières du Cameroun.

Au cours des années 70, 80 et 90, bien inspiré, il aligne de nombreux sketches: «la fille du bar», «l’élève international», «maladie d’amour», «la carte nationale d’identité», «le cadavre de Mand-jounga», etc. S’il fait un tabac au Cameroun, c’est en Afrique de l’Ouest que l’homme est le plus sollicité. Au Togo notamment où le président Eyadema en fait un ami.

Pour faire passer son message, Jean Miché Kankan use alors du langage de l’homme de la rue. Il en multiplie des clichés à l’époux et chef de famille qu’il représente: en état d’ivresse, ignorant, insouciant et parfois irresponsable. Dans ses textes, il interpelle la société sur des problèmes auxquels elle est confrontée. Comme elle est encore aujourd’hui.

3-Eboa Lotin (décédé le 06 octobre 1997 à Douala)

Musicien camerounais Emmanuel Eboa Lotin faisait la fierté de l’Afrique noire à travers sa musique. Lors de scène, il dansait avec de l’humour et oubliait parfois qu’il était infirme. Dans les années 1970, Eboa Lotin avait épaté les zaïrois par sa chanson Matumba Matumba», «Bésombe ». Produit par maison Philips, il va jouer au Ciné Palladium (Ex-Albertum, en face de la grande poste de Kinshasa) dans la commune de la Gombe et au parc de Boeck de Kinshasa (actuellement Jardin Zoologique de Kinshasa).

boa Lotin est reconnu comme le patriarche « Eyum’a moto » dans son Cameroun natal. Parmi les chansons connues de Eboa Lotin à Kinshasa, on peut citer «Matumba Matumba», «Bésombe » et la chanson « Amanu » qu’il avait dédié aux musiciens congolais Tabu Ley, M’pongo Love et le camerounais Francis Bebey.

4-Tchana Pierre, décédé le 18 Novembre 1998 à Douala

Né le 2 février 1945 à Bangoulap dans le département du Ndé région de l’Ouest ,il passe son enfance à Nkongsamba .Jeune élève ,Tchana chante à l’église comme la plupart des enfants de son âge . En 1957 ,il remporte avec sa flûte le premier prix d’une émission publique organisée par Radio Douala .

En 1959 , il se rend à Yaoundé où il poursuit désormais ses études tout en faisant la musique .En 1961 ,Radio Yaoundé enregistre ses chansons dans le cadre d’un cadre d’un programme destiné à la découverte des jeunes talents .A partir de 1963 ,il chante à l’ancien pezzena Bar au quartier Madagascar ; te en 1965 , il crée son propre orchestre , le Travel Jazz .La même année , il signe son premier contrat discographique avec les éditions <> . puis en 1968 , il enregistre le disque << IL N’est jamais trop tard >> chez Philips .En 1970 ,il signe un contrat avec les éditions SATEL dont il devient le représentant en Afrique centrale.

5-Tom Yom’s, décès le 25 décembre 2007 à Douala

Thomas André Eyoum Eyoum est le vrai nom de Tom Yom’s. Né le 11 mars 1957 à Dibombari au Cameroun, il meurt le 25 décembre 2007 à Paris de suite d’une longue maladie. Dans un de ses articles publiés en 2007, ma consœur Susan Kalla Lobè lui rendant hommage, parlait de lui comme celui qui « chante en anglais sans faire des onomatopées en articulant chaque mot. Il a le groove de Fela avec le beat de Wilson Picket ». D’où son autre pseudonyme « Américain de Dibombari ».

arler de Tom Yom’s c’est parler de « Pona pona », sa chanson mythique qui ne cesse de bercer le Cameroun et les Africains grâce à nos médias. Comme héritage, il nous également laissé « Djamaa Nylon », « Vanité », « Johny Waka » ou la chanson « Trésor » qui reste un classique dédié à l’Amour des plus repris dans la musique camerounaise. Il y a son magistral instrumental « Esubaka » qui ce jour est la musique de plus d’un film et de plusieurs interludes. On a des collaborations qui parlent d’elles-mêmes : « Na meya » avec la jazzwoman Bebe Manga, « Senga To » avec la star Charlotte Mbango, la belle reprise « Thérèse » avec son auteur Tchana Pierre. Sans oublier celles avec des artistes très connus tels que l’ex-Zangalawa Annie Anzouer, la chanteuse à succès Beko Sadey, le disque d’or Ben Decca, avec la Diva Grace Decca, avec celui qui a été son mentor Eboa Lotin et bien d’autres.Il est aussi à l’origine de la première radio privée qu’il a créée à Douala la RTM, et plus tard la télévision avec LTM qui avaient pour crédo la promotion de la Culture camerounaise.

6-Hoïguen Ekwalla (décès 24 octobre 2008 à Douala)

Son dernier album devait sortir en février 2009. Le 31 décembre 1990, sur le plateau de télévision de la chaîne nationale camerounaise, des artistes défilent. Jusqu’à l’arrivée d’un homme. Pantalon lin blanc, dont les plis bougent au rythme du Makossa, une paire de lunette noire, même couleur que la chemise, l’homme répète de sa voix suave “ femmes il faut supporter, c’est le mariage ” des applaudissements crépitent.

A 49 ans, il s’est éteint a l’hôpital Laquintinie de Douala, “ après quelques jours seulement de maladie ” murmure Nyango,la nièce qui partageait avec lui la maison familiale, à Deido, depuis 2001. “ Mon oncle était très introverti, timide à la limite ”, témoigne-t-elle. Mêmes mots chez Ndemba Tanga, l’homme qui a produit le 2ième album de l’artiste. “ Il est venu me trouver à Paris vers 1980, il était très travailleur et je l’ai appuyé ”, raconte l’homme amaigri, les yeux fixant un point invisible à l’horizon.

Hoigen Ekwalla, de son vrai nom Ekwalla Mpouli Eugène, est orphelin de père dès l’age de 5 ans. Encadré par sa mère et sa sœur aînée, le jeune homme dès l’adolescence est porté vers la mécanique. Il l’apprendra au collège de la salle à Douala. “ Dans un de ses clips, il dépanne une voiture, il ne fait pas semblant. C’était son premier métier ”, expliquait un membre de la famille explorée.

Mordu de musique, Hoigen se lie d’amitié avec Djene Djento. Ensemble, ils écument les cabarets de la ville. “ Le grand frère Kotti François lui permet de chanter pour la première fois dans un groupe.

Très doué à la guitare, il s’envole pour paris a la fin de 1980 pour son 1er album ”, raconte Djene. Jean Louis Mpouli Ekwalla, le fils de Hoigen, réécoute sans cesse les chansons de son père depuis son décès. “ C’est de moi qu’il parle dans la chanson Mimi, ça force c’était sa guitare, mon père jouait toutes ses guitares dans ses chansons. Il allait en studio avec elle. Il me l’a ramenée lors d’un de ses séjours. Je la partageais avec lui. Je suis obligé de prendre le relais ” Pas de pleurs, juste une douceur à l’évocation des souvenirs.

7-Charlotte Mbango (morte le 02 juin 2009 à Paris)

La chanteuse Charlotte Mbango, grande figure de la musique camerounaise et auteure notamment du titre Konkaï makossa, devenu un véritable tube en Afrique, est décédée dans la région parisienne des suites de maladie. “Elle souffrait de diabète aigu depuis trois semaines”, avait déclaré son frère aîné, Njoh Mboulè, sans plus de détail. (AFP) Elle était en effet hospitalisée au CHU de Kremlin-Bicêtre dans le Val de Marne près de Paris. Elle avait été transportée de Dublin en Irlande où elle résidait depuis plusieurs années. Elle laisse une fille nommée Chris Audrey et une petite-fille.

Choriste dès l’âge de 9 ans, elle participa d’abord à de nombreux concerts scolaires. Elle évolua avec les groupes négros spirituals. Partie pour Paris, elle entre dans le circuit musical via son cousin Joe Mboulé, et démarre alors une carrière en accompagnant des artistes de renom international comme Manu Dibango, entre autres.

Détentrice d’une maitrise de marketing, la chanteuse se lance dans une carrière solo. Charlotte Mbango arrive sur la scène musicale en 1987 avec un album intitulé Nostalgie, avec en particulier le titre Dikom lam la moto qui lui permet de rencontrer son public. Grande prêtresse du makossa, elle marque de son emprunte ce genre emblématique du Cameroun, notamment avec le fameux Konkai makossa, signé Guy Lobé. Un tube, qui lui vaut un Disque d’or en 1988 remis par le couturier Paco Rabane. Très pieuse, Charlotte Mbango enregistra aussi des cantiques religieux chantés en duala. En tout, elle sortira une dizaine d’albums et recevra le Tamani d’honneur lors des Tamani d’or à Bamako en 2003.

8-Bebe Manga (décès le 01 juillet 2011 à Douala)

Une référence de la scène musicale féminine camerounaise. Elisabeth Bessem Manga, alias Bébé Manga est décédée des suites d’un arrêt cardiaque à 63 ans alors qu’elle se dirigeait vers un hôpital de Douala, capitale économique du Cameroun. La chanteuse est devenue célèbre pour son interprétation de Ami oh, une chanson originale d’ Ebanda Manfred.

Il faut savoir qu’elle avait des problèmes de santé dues à son surpoids. Cette anglophone du Sud-ouest du Cameroun, née d’un père musicien et d’une mère choriste, a débuté en tant que chanteuse dans un cabaret d’Abidjan, en Côte d’Ivoire dans les années 1970. Elle y a été surnommée Bébé Manga en raison de la qualité de sa voix, claire et fluette. “Ami Oh” a été réinterprété de nombreuses fois avant d’être révélé sur le plan international en 2004 par African connection. La chanteuse a également sorti plusieurs tubes à succès tels que « Mota benama », « Diakamba », ou encore « Na Méa ». La musique de la diva du Makossa était aussi bien appréciée dans son pays natal qu’ailleurs.

9-Lapiro de Mbanga (Décès 16 mars 2014 à New-York)

Engagé, en opposition frontale avec le président du Cameroun, Paul Biya, et les autorités du pays, le chanteur et guitariste Lapiro de Mbanga est décédé des suites d’une maladie, dimanche 16 mars, à Buffalo, dans l’ouest de l’Etat de New York, où il vivait avec sa femme et ses enfants. Né Pierre Roger Lambo Sandjo à Mbanga (région du littoral) au Cameroun, en novembre 1957, il avait 56 ans.

Lapiro de Mbanga a été emprisonné trois années sous l’accusation d’avoir participé aux émeutes, assorties de pillages, en février 2008, contre le pouvoir en place au Cameroun, avant de s’exiler aux Etats-Unis en 2012. Amorcée au Nigeria en 1978, sa carrière a pris son envol au cours des années 1980 au Cameroun, où il était extrêmement populaire. « J’aime bouger, les émotions fortes, les aventures, j’ai horreur de la monotonie », nous déclarait-il lorsque nous l’avions rencontré en France, à l’occasion de la sortie de son album Ndinga Man contre-attaque : na wou go pay ?, en 1994, paru sur le label français Indigo, le septième de sa carrière qui en compte une dizaine.

10-Guy Lobè, décédé le 16 mars 2016 à Yaoundé

En visite de travail au Cameroun pour la promotion de son nouvel album, le chanteur est décédé le lundi 16 mars à l’hôpital Général de Yaoundé. Selon certaines indiscrétions, Guy Lobe souffrait depuis quelques temps de problèmes cardiaques. Il s’en va un jour au moment où l’on commémore le décès de Lapiro de Mbanga, autre grande figure de la musique camerounaise.

En 2010 une rumeur annonçait déjà l’artiste pour mort, pourtant placé en soins intensifs à l’hôpital de la Pitié Salpetrière à Paris toujours pour des problèmes cardiaques.

11-Anne Marie Nzie, décédée le 24 mai 2016 à Yaoundé

Surnommée “la voix d’or du Cameroun”, Anne-Marie Nzié, engagée dans l’art d’Orphée depuis 60 ans, est décédée à Yaoundé à 84 ans. La chanteuse est morte à l’hôpital central de Yaoundé où elle avait été admise une dizaine de jours avant.

Le Cameroun et le continent africain pleurent la mort d’une grande artiste. Anne Marie Nzié laisse derrière elle un héritage sans précèdent. Née en 1932 dans le village de Lolodorf dans la région du Sud, Anne-Marie Nzié était considérée comme la doyenne de la musique camerounaise, totalisant plus de 60 ans de carrière.

Elle avait été surnommée “la voix d’or du Cameroun”, une mention d’ailleurs inscrite sur une voiture qui lui avait été offerte par les autorités camerounaises.

12-Roger Bekono (décès 15 septembre 2016 à Yaoundé)

Le chanteur de bikutsi camerounais, Roger Bekono est décédé à 62 ans, des suites d’une longue maladie. La nouvelle est venue d’un de ses proches. Ottou Marcellin, accablé, annonce la mort de son père dans la musique, Roger Bekono. L’auteur de « Jolie poupée » a quitté ce monde après un combat perdu contre une longue maladie.

Né en 1954, Roger Bekono tire ainsi sa révérence. Dans les années 80, il a fait les belles heures du bikutsi, avec des 33 tours à succès. Parmi ces plus grands succès : « Jolie poupée », « Etam mot », « Enying Moni », « Ye wo kombel », mais aussi « Oget Mongi », « ça m’a brûlé », « Ngon nnam », « Nnem ya bum ». Ses titres ont connu la touche des plus grands. Zanzibar et Jean Marie Ahanda à la guitare, Atebas et « Gros » Ngole Pokossy à la basse, ou encore des arrangements de Mystic Jim, ont souvent sublimé ses morceaux.

13-Lisa T (décès 20 juin 2017 à Douala)

L’artiste musicienne Liza T de son vrai nom Elise Tchuissa Yankoua est décédée dans un hôpital de la ville de Douala. L’auteure des tubes à succès « Associé »et « Nostalgie » a tiré sa révérence après de longues années de maladie. Au cours de l’émission «Regard social», diffusée sur la chaîne Equinoxe télévision, l’artiste était apparu sous un visage méconnaissant et l’on a appris qu’elle était atteinte de goitre et de dépression nerveuse et abandonné à elle seule sans aucune véritable prise en charge.

Elle avait affirmé néanmoins avoir reçue l’aide de l’ ancien attaquant camerounais Samuel Eto’o qui lui a payé les soins au Centre Hospitalier Universitaire (Chu), à Yaoundé. «Je remercie Samuel Eto’o Fils pour tout ce qu’il a fait pour moi. Il a bien dépensé de l’argent pour qu’on me soigne», avait-elle déclaré sur le plateau de «Regard social», du jeudi 21 janvier 2016.

14-Geo William Masso (décès le 30 octobre 2018 à Douala)

La voix de l’artiste Geo Masso ne bercera plus les mélomanes. Alors que son décès avait été annoncé deux jours plus tôt, c’est finalement le 29 octobre 2018, qu’il a rendu l’âme à l’hôpital militaire de la ville de Douala. Il y avait été conduit suite à un malaise qui l’avait affaibli et entrainé dans le coma.

D’après des proches, son état de santé se dégradait depuis peu, mais les espoirs d’une guérison prochaine confortaient sa famille. Et c’est finalement âgé de 67 ans, que la mort a eu raison de lui nous rapportent nos confrères de la CRTV.

De son vrai nom Masso Mpessa Geoffroy William, Géo Masso était un grand nom de la musique camerounaise. Bon chanteur et surtout excellent danseur.

Nous poursuivons notre épopée musicale au Cameroun, vers ces philosophes de la mélodie qui nous ont quitté entre 1996 et Juillet 2020. 24 ans d’un rappel historique ancré au sein de notre Patrimoine. Cette fois ci de la 15ème à la 21ème place.

15-Axel Mouna, mort le 7 mai 2019

Juventus et Jemea, œuvres immortelles, continuent d’étoiler le ciel musical camerounais. L’artiste camerounais Axel Mouna est décédé à Douala des suites d’un brusque malaise survenu cinq jours plus tôt. Il était 16 heures à Deido. Le Cameroun a perdu ainsi l’une de ses plus grandes étoiles de musique. Avec le genre Makossa, Axel Mouna a offert des chansons qui, malgré le temps, plus de trente années au compteur, n’ont pas pris à ce jour une seule ride.

Ancien joueur de football de l’un des plus grands clubs du pays, Union de Douala et ancien dessinateur de la Cotonnière Industrielle du Cameroun (Cicam), Axel Mouna avait été contraint à marcher à l’aide d’une béquille après son accident survenu en 2012. Pour marquer la disparition de toute une équipe de football lors d’un accident de circulation, il sort JUVENTUS en 1980. La chanson est précisément dédiée à Elimbi Moundi et Doumb’ à Mondo, respectivement président et coach de ce club mythique qui a fait de belles années du football camerounais et africain dans les années 70. Juventus, l’équipe et la chanson ne quitteront plus les cœurs de tous les Camerounais.

16-Bella Njoh, mort le 27 mai 2014

Le chanteur camerounais de Makossa a rendu l’âme des suites d’un malaise, à l’Hôpital Laquintinie de Douala. Quelques semaines seulement après Joe Etondè et Lapiro de Mbanga.

Bella Njoh, connu comme l’homme aux lunettes noires, était une des valeurs sures du makossa. Excellent batteur de jazz, il était également compositeur et interprète. Les mélomanes se souviennent encore bien de son album à succès « Mambo Penya » qui avait fait un tabac à la fin des années 80. L’artiste qui s’en va compte une quinzaine d’albums à son actif. Oublié depuis un bon bout, il était revenu sur la scène musicale, il y a moins de cinq ans, avec un opus qui marchait bien.

17-Joe Mboule

De son vrai nom Georges Ludovic Njoh Mboulè, l’artiste Joe Mboule est mort le 11 Octobre 2015. L’artiste avait fêté ses 40 ans de scène, le 24 Mai 2013 à l’IFC de Douala. Le créateur de « Malabar » reste l’un des rares auteurs compositeurs et interprètes de la variété camerounaise à maintenir la dragée haute depuis 1973, année de son irruption dans la scène musicale africaine avec le désormais célèbre « Mpuly nwa salamander » Auteur de quatre 45 tours et d’une dizaine d’albums, ce véritable peintre de la société songe encore à surprendre ses « ouailles » qui se comptent par milliers à travers le monde.

Né le 1er novembre 1952 , il est l’un des rares auteurs compositeurs et interprètes de la variété camerounaise qui maintiennent le cap depuis 1973. Une année mémorable qui l’a fait atteindre le rang des meilleurs de la scène musicale africaine avec son tube « Mpuly nwa salamander ». L’essentiel, son quatrième et tout dernier album, surfe sur des airs de makossa et de variétés. Ces mélodies parlent des maux qui minent la société camerounaise et ses fans se comptent par milliers à travers le monde entier. Joe Mboulè combattait avec acharnement la piraterie, même sur les réseaux sociaux.

18-Ntoumba Minka

Serge Alain Godong rendait hommage à Ntoumba Minka, bassiste et chanteur camerounais de 59 ans décédé, le 17 février 2020 à Melun (France) où il résidait, dans des conditions qui restent à élucider. Il y a quelques jours, il donnait rendez-vous à ses fans pour un concert le 7 mars en l’honneur des femmes.

“Il avait réussi à croiser comme personne dans le makossa, une rythmique ivoirienne faite de percussions viriles et d’une guitare solo exaltée, avec l’éclat de cette base qui fait l’écrin de la musique Camerounaise, depuis toujours. Sa technique de chant (en Bassa’a et en français, essentiellement) était toute ivoirienne, mais les textes profondément Yaoundéens, sa ville d’origine qui résonnait dans tout son lyrisme un brin anticonformiste et le parti pris qu’il s’était résolument profilé comme anti-bourgeois, un peu comme Valsero, mais sur une approche moins extrême, plus ironique” avait il souligné.

19-La légende du Soul Makossa: Manu Dibango

Ses fans l’appelaient « Papa Manu », « Le Doyen » ou simplement « Manu ». Le 18 mars, un communiqué publié sur sa page Facebook annonçait son hospitalisation, à la suite d’une infection par le coronavirus. Les mots se voulaient rassurants (« Il se repose et récupère dans la sérénité »). Manu Dibango, saxophoniste et vétéran des musiciens africains en France, est mort, mardi 24 mars 2020, a annoncé sa famille. Il était âgé de 86 ans. Saxophoniste au son charnu et rond, identifiable dès les premières mesures, Manu Dibango savait aussi être pianiste, vibraphoniste, joueur de marimba, pouvait jouer de la mandoline et, récemment, du balafon. Il était également chanteur, arrangeur et chef d’orchestre. Le compositeur de Soul Makossa (1972), le titre avec lequel il avait acquis une notoriété mondiale, résumait tout cela en une formule, lancée dans un de ces puissants éclats de rire qu’il semait à la volée : « Je me contente de faire de la musique.

20-Claude Ndam, le NJI

Le musicien et chanteur camerounais de renom, s’est éteint aux aurores le 12 juin 2020, à son domicile situé à la Cité-Verte-Yaoundé. L’artiste musicien camerounais Claude Ndam est décédé ce matin des suites d’une longue maladie. Sa Majesté le sultan roi des Bamoun a tenu à exprimer personnellement un hommage à celui qu’on avait baptisé « Le griot moderne ». Il avait déjà été sujet à trois AVC (accidents vasculaire cérébraux) il y’a quelques mois, et appelait les pouvoirs publics et confrères artistes à réagir. La nouvelle de son décès a été rendue publique par l’Association Bamun Forever (ABF), une entité de la communauté dont il est originaire, ce vendredi dans un forum Facebook.

21-Nguéa La Route

La famille artistique est de nouveau en deuil. L’une des voix d’or du makossa s’est éteinte dimanche 14 juin 2020 à Douala, seulement 24h après Claude Ndam et cinq mois après Ntoumba Minka.

Année noire pour les artistes musiciens au Cameroun, accélérée par l’apparition du Covid19. Cette fois ci, Mama Nguéa dit Nguéa LAROUTE, artiste éponyme des années 1990-2000 qui a fait danser les mélomanes camerounais et même africains. Le diabète aura eu finalement raison d’elle, après deux amputations de ses jambes, au regard de la nature avancée de la maladie. C’est le 14 Aout 2019, que sa situation sanitaire a été mise à la face du monde, avec diverses réactions du Ministère des arts et de la Culture, et de ses confrères artistes, qui se sont régulièrement mobilisés.

22-Aloa Javis

L’un des baobabs du bikutsi, Aloa Javis est décédé mardi 12 mai 2020, des suites de maladies. L’icône du bikutsi souffrait de la typhoïde et du diabète. Aloa Javis a commis dans les années 70 des hits qui ont fait danser tout le cameroun, on peut citer entre autres : «Subugu mu», «opérateur», «Satan Eding», «Dze ya ye mayi»…Lors de la 19e édition du festibikutsi qui s’est tenu Du 20 au 25 novembre 2017 à Yaoundé, un hommage lui avait été rendu. « Le festibikutsi rend hommage à deux compagnons d’armes Aloa Javis et Beti Joseph. De la génération de Messi Martin Ces artistes musiciens ont fait l’essentiel de leur carrière musicale dans la promotion du rythme éponyme.

Manfred Essom

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